DISCIPLINES ENSEIGNEES :

Kizomba

La kizomba est une musique née de la fusion du zouk et du semba dans les années 79/80 en afrique lusophone (Angola/Cap Vert/ Mozambique etc…).

La tournée du groupe Kassav en Afrique en 1985 marquera un tournant décisif dans l’inspiration des artistes autochtones.

Selon le chanteur Eduardo Païm, un des précurseur de ce genre musical, le but était à l’origine, de créer une musique proche du zouk mais puisant son unicité et son identité dans l’histoire populaire et musicale des régions dans lesquelles elle s’est développée.

Les artistes angolais et capverdiens ayant été berçes par des musiques traditionnelles  (semba, kilapanga, kabetula, morna, coladeira, mazurka), il ne pouvait naître qu’un style musical à la saveur unique et inédite auquel il a fallu trouver un nom : le mot “kizomba”  dérivé du mot kizombadas (fête) qui baptisera cette musique, associée à la danse du même nom. 

Aujourd’hui la kizomba trouve de nouvelles inspirations dans des sonorités plus actuelles tells que le RnB,  le hip hop, la musique éléctronique, faisant apparaître un genre “nouveau” : le “Ghetto Zouk”.

Directement inspirée du semba, la kizomba est également une danse de couple qui met l’accent sur la connexion entre les deux partenaires, la sensualité et la beauté des mouvements. Souvent comparée au tango de par la connexion rapprochée des bustes des deux partenaires, elle s’en distingue par ses mouvemements chaloupés et langoureux.

Après l’afrique, c’est le continent européen qui ne tardera pas lui aussi à succomber au charme de cette danse pleine de sensualité. Depuis ses premières apparitions en Europe, la kizomba ne cesse de se démocratiser et s’exporte aujourd’hui dans le monde entier.

 

Semba

Le semba est une musique populaire née dans les années 50 dans la région de Luanda, capitale de l’Angola. Né de la fusion de rythmes africains plus anciens tels que le rebita ou la rumba congolaise, le semba était à l’origine, chanté en “Kibundu” dialecte local permettant de dénoncer subtilement le colonialisme et le contexte social du pays par l’utilisation de métaphores et doubles sens, tout en peignant des scènes de la vie quotidienne.

Aux instruments traditionnels tels que le Ngoma (tambour) et la Dikanza (sorte de güiro) ont été associés des instruments plus européens tels que la guitare ou l’accordéon, faisant naître une musique festive et rythmée.

C’est le guitariste Liceu Vieira Dias au sein du groupe Ngola Ritmos qui a permi la creation et le développement de ce nouveau genre musical dans tout le pays. On citera également d’autre compositeurs et chanteurs comme Bonga (vu comme une référence, ayant inspiré de nombreux artistes actuels), Carlos Burity , Paulo Flores, Ruy Mingas et tant d’autres.

De cette musique découle tout naturellement une danse, portant le même nom. Considérée comme l’ancêtre de la kizomba, le semba est une danse de couple à part entière caractérisée par des déplacements et une posture inspirée des danses de salon européennes, agrémentée des jeux de jambes du danseur et des mouvement chaloupés de la danseuse.

 

Salsa Cubaine 

La salsa est une danse de couple difficile à définir tant ses racines sont multiples.

Son nom en dit long sur l'historique de sa création : la "salsa" est une sauce née du mélange de plusieurs genres : ses ancêtres sont  les chants yoruba, la rumba, le danzon, le changui, le son (années 1900), le mambo (années 30), le chacha... 

Mélange de son montuno (dansé sur le contretemps) et de rueda de casino qui se dansait dans les casinos de la Havane dès les années 50, elle abordait une nouvelle façon de danser le son... sur le temps cette fois.

 

Aujourd'hui la salsa "cubaine" (mélange de son et de casino) se différencie souvent de la salsa "portoricaine" née dans le Spanish Harlem dans les années 70 et teintée de latin jazz et de son, qui elle se danse "en ligne".